Leadership

Formation en développement et apprentissage : 16 chiffres à connaître

Le leadership réinventé : 16 statistiques révélatrices qui montrent comment le leadership évolue

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Les recherches soulignent l’urgence du changement en train de redéfinir le leadership aujourd’hui

Le développement du leadership n’est plus un simple "atout " : c’est un facteur déterminant de la réussite des organisations.

 

Alors que la pression exercée sur les leaders s’intensifie, les entreprises prennent conscience qu’un leadership solide nécessite un investissement délibéré, une orientation stratégique claire et l’abandon de pratiques dépassées.


Cette réinitialisation du leadership se reflète déjà dans les chiffres :

La taille du marché mondial de la formation au leadership en entreprise était estimée à  92.4 milliards de dollars en 2025 et devrait atteindre  168.7 milliards USD d'ici fin 2034.


Traditionnellement, le développement du leadership s’est concentré sur les compétences business dites "dures" : la prise de décision, la stratégie, la gestion des risques et la conduite du changement.

Mais la réalité actuelle exige une attention tout aussi forte portée à la dimension humaine du leadership : l’empathie, l’humilité, l’inclusion et la capacité à adapter sa communication sous pression. Ces compétences ne sont plus des "soft skills " : ce sont les plus difficiles à maîtriser et les plus déterminantes pour le succès.

La conscience de soi est au cœur de cette évolution. Elle constitue le socle de l’intelligence émotionnelle, de la confiance et d’un leadership authentique.

Global Spend on Leadership FR

Alors que 95 % des personnes estiment avoir une bonne conscience de soi, les recherches montrent que seules 10 à 15 % d’entre elles le sont réellement. 

Tasha Eurich

 

Un développement efficace du leadership s’attaque directement à cet écart, en invitant les leaders à confronter la différence entre la perception qu’ils ont d’eux‑mêmes et la manière dont ils sont réellement perçus par les autres.

Combler cet écart ne transforme pas seulement les individus : cela transforme des organisations entières.

Découvrez pourquoi la conscience de soi est essentielle en matière de leadership.

 

L’évolution du développement du leadership

  • Selon l’étude mondiale 2025 sur le développement du leadership menée par Harvard Business Impact - Global Leadership Developement : l’intelligence émotionnelle et sociale constitue désormais la compétence de leadership la plus déterminante pour répondre aux besoins actuels et futurs des entreprises.

    47 % des répondants, dans 14 pays, estiment qu’elle est plus critique aujourd’hui qu’en 2024.

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C’est encourageant. Il est également encourageant de constater que, selon le rapport Gartner 2024, pour la troisième année consécutive, le développement des leaders et des managers figure parmi les priorités absolues des responsables RH - dont la moitié étaient des DRH.
 

Ce n’est d’ailleurs pas surprenant, puisque 75 % d’entre eux déclarent que les managers se sentent débordés et ont du mal à faire face à l’élargissement constant de leurs responsabilités.

Et pourtant, malgré des investissements importants et selon plusieurs études récentes, de nombreuses organisations n’investissent toujours pas de manière pertinente à tous les niveaux pour garantir l’émergence de leaders de qualité.

Selon diverses études :

  • Seules 5 % des organisations proposent un développement du leadership structuré à tous les niveaux.
  • De nombreuses preuves montrent que lorsque ces investissements sont ralentis ou mis de côté au profit de préoccupations jugées plus urgentes — comme l’intégration de l’IA, la polarisation du climat de travail ou la cybersécurité —, les entreprises en paient le prix.
  • Pour ces organisations, les risques de désengagement, de conflits et de turnover sont nettement plus élevés.

Pour en savoir plus, lisez notre blog : Commencer tôt le développement du leadership fait toute la différence. Voici pourquoi

 

Le développement du leadership est-il réellement adapté aux enjeux du marché français ?

 

Les constats internationaux trouvent un écho très fort en France. Les travaux de Harvard Business Impact montrent qu’en 2025, le principal frein au développement du leadership reste le manque de temps accordé à la formation. Près d’un répondant sur deux cite ce facteur comme l’obstacle numéro un. En France, où les managers doivent déjà jongler avec des obligations opérationnelles élevées, un cadre réglementaire exigeant et un rôle social renforcé, cette contrainte est encore plus marquée.

Mais à quel coût ? Dans un contexte français caractérisé par une forte attente en matière de qualité du management, de prévention des risques psychosociaux et de dialogue social, il est indispensable de créer de véritables espaces pour permettre aux leaders de : prendre du recul, analyser leurs pratiques, traiter les tensions interpersonnelles, et renforcer leur posture managériale.

 

L’édition 2023 de l’étude Harvard Business Impact soulignait déjà que seuls 6 dirigeants sur 10 estimaient que leur organisation encourage réellement la conscience de soi. En France, ce point est critique : les managers sont souvent promus pour leur expertise technique, sans accompagnement structuré sur les compétences comportementales, pourtant essentielles dans des environnements hybrides et socialement sensibles.

Le constat est confirmé par le rapport Gartner (60 pays, tous secteurs, 1 400 responsables RH) :

  • 70 % des DRH estiment que leurs programmes de leadership ne préparent pas les managers aux défis futurs,
  • 74 % considèrent qu’ils ne sont pas suffisamment équipés pour conduire le changement.

En France, où les transformations sont souvent vécues comme subies plutôt que co-construites, cette faiblesse impacte directement l’adhésion des équipes, l’engagement et la performance collective.

Plus préoccupant encore, le Center for Creative Leadership révélait que 60 % des nouveaux managers n’avaient reçu aucune formation au moment de leur première prise de poste. Or, en France, le manager de proximité est un acteur clé de la cohésion, de la motivation et de la prévention des conflits.

Selon Gallup (2025), 44 % des managers, tous niveaux confondus, déclarent n’avoir jamais bénéficié de formation formelle au management. Ce chiffre est particulièrement alarmant dans un pays où le climat social, l’absentéisme et le désengagement font peser des risques économiques et humains majeurs.

D’après la plateforme LEADX, en 2024, le développement du leadership n’est obligatoire que dans 54 % des entreprises. En France, cela signifie qu’une part importante des organisations — notamment parmi les ETI et PME — repose encore sur des modèles managériaux implicites, rarement outillés et peu homogènes.

Plus inquiétant encore :

  • les budgets dédiés au leadership ont chuté de plus de 70 % entre 2023 et 2024, sous l’effet conjugué des tensions économiques et des restructurations liées à l’IA,
  • 48 % des professionnels RH anticipent une stagnation des budgets,
  • 26 % s’attendent à de nouvelles réductions.

Dans un contexte français marqué par la transformation numérique, la montée des enjeux QVCT, l’IA générative et la raréfaction des talents managériaux, le risque est clair : des managers insuffisamment préparés pour piloter des équipes dans des environnements complexes, mouvants et socialement exigeants.

Faire du développement du leadership un investissement stratégique, et non une variable d’ajustement budgétaire, est aujourd’hui essentiel pour les organisations françaises qui souhaitent :

  • renforcer leur résilience sociale et opérationnelle,
  • sécuriser leur performance durable,
  • et conserver un avantage concurrentiel sur un marché du travail sous tension.

 

On ne quitte pas un emploi, on quitte un manager

 

En France comme ailleurs, les départs ne sont que rarement liés au poste lui‑même. Ils sont avant tout liés au management.
Les travaux de Gallup montrent que 50 % des salariés déclarent avoir quitté un emploi à cause de leur supérieur hiérarchique, et que le manager explique à lui seul près de 70 % des écarts d’engagement au sein des équipes.

Ce constat résonne fortement dans le contexte français, où le manager occupe une position particulièrement sensible : à la fois relais stratégique, acteur du dialogue social et garant de la qualité de vie au travail. Lorsque le leadership fait défaut — posture autoritaire, manque d’écoute, absence de reconnaissance ou difficulté à gérer les tensions — ce sont les talents les plus engagés et les plus mobiles qui partent en premier.

Les collaborateurs quittent une organisation lorsque leurs leaders ne savent pas :

  • donner du sens,
  • créer un climat de confiance,
  • ni instaurer une culture d’équipe inclusive, respectueuse et empathique, dans laquelle ils peuvent s’identifier et s’investir durablement.

Les organisations françaises les plus performantes en tirent un enseignement clair : le développement des compétences humaines n’est plus un “soft subject”, mais un levier de performance sociale et économique. Former les leaders aux compétences relationnelles, écoute, empathie, gestion des tensions, posture d’accompagnement, leur permet :

  • de manager plus efficacement des équipes diverses et hybrides,
  • de renforcer la coopération transverse,
  • d’agir comme acteurs du changement plutôt que comme simples exécutants,
  • et de jouer un rôle de mentors, en particulier auprès des managers de proximité.

Dans un contexte français marqué par la généralisation du travail hybride, la montée des attentes en matière de QVCT, et une sensibilité accrue aux questions de reconnaissance et de sens, l’empathie et l’adaptabilité sont devenues des compétences clés du leadership.
Elles conditionnent directement l’engagement, la fidélisation des talents et la performance collective.

Pour les entreprises françaises, l’enjeu est donc clair : ne pas investir dans la qualité du management, c’est accepter un risque élevé de désengagement, de conflits et de turnover. À l’inverse, placer le développement des compétences humaines au cœur de la stratégie managériale constitue un avantage compétitif durable sur un marché du travail de plus en plus tendu.

 

Les compétences techniques ne suffisent plus. Il faut désormais savoir influencer, porter un message clair et impulser le changement avec l’ensemble de l’organisation.”

Hari Mann, Professeur à Hult International Business School et Doyen de Hult Ashridge Executive Education


Le leadership aujourd’hui : confiance, loyauté et enjeux élevés

 

Les enjeux sont considérables. Les indicateurs financiers traditionnels, comme la rentabilité, restent essentiels, mais la solidité d’une organisation dépend aussi de la qualité de son leadership relationnel. La confiance et la loyauté des collaborateurs se construisent dans des environnements où chacun se sent respecté, reconnu et en capacité de se développer.

Selon l’enquête mondiale Korn Ferry Global Workforce Survey 2025, menée auprès de 15 000 professionnels, 43 % des dirigeants seniors déclarent souffrir du syndrome de l’imposteur. Cette situation les rend plus réticents à prendre la parole, à remettre en question des idées ou à s’engager pleinement dans des discussions de haut niveau.

Alors que les modèles de travail à distance et hybrides redéfinissent durablement le leadership, manager des équipes à distance exige un ensemble de compétences différent de celui requis dans des environnements traditionnels.

Pour tous les types de leaders, les leviers clés sont désormais clairs :

  • développer une meilleure conscience de soi,
  • comprendre leurs propres préférences et celles des autres, ainsi que leur impact sur la dynamique d’équipe,
  • savoir reconnaître et maîtriser leurs réactions émotionnelles,
  • adapter leur style de communication en fonction des situations et des interlocuteurs.

Ces compétences sont essentielles pour bâtir des relations professionnelles solides, fondement à la fois d’une culture organisationnelle saine et de résultats économiques durables.

Les leaders dotés d’une forte conscience de soi sont capables d’identifier leurs biais et leurs émotions, de les réguler efficacement et de prendre des décisions éclairées, même dans des environnements complexes et incertains.

 

L’ère du PDG impérial est révolue depuis longtemps… Aujourd’hui, tout repose sur la capacité à incarner un leadership profondément humain.”

Hans‑Werner Kaas, Senior Partner chez McKinsey & Co‑auteur de The Journey of Leadership: How CEOs Can Learn to Lead from the Inside Out

 

En France, le développement de leaders solides et durables repose avant tout sur la mise en place d’un cadre de référence partagé à l’échelle de l’organisation. Un cadre qui permet de mieux comprendre les valeurs, les modes de fonctionnement, les styles de communication et les dynamiques relationnelles des collaborateurs — qu’il s’agisse de trajectoires de carrière, de développement des compétences ou de prévention et gestion des tensions et des conflits.


 

Le soutien au leadership par l’équipe dirigeante

 

En France, où la fonction RH occupe une place de plus en plus stratégique, le DRH, désormais souvent présent au comité exécutif ou au conseil, doit être pleinement soutenu pour déployer une politique de leadership cohérente et efficace sur l’ensemble de l’organisation.
Lorsque les compétences humaines sont clairement reconnues comme une priorité par le Comex, les entreprises sont moins exposées aux baisses d’engagement, aux difficultés de rétention et à la dégradation de la performance collective.

Les dirigeants RH disposent, par leur expérience, d’une capacité éprouvée à détecter précocement les signaux faibles : désengagement, épuisement professionnel, perte de confiance au sein des équipes, tensions relationnelles ou chute de performance.
Dans le contexte français, marqué par des enjeux forts de QVCT, de dialogue social et de prévention des risques psychosociaux, cette expertise est un véritable levier de sécurisation pour l’organisation.

Il est donc essentiel que les DRH, et plus largement l’ensemble des leaders à tous les niveaux, soient outillés pour anticiper et limiter ces risques. Cela passe par la capacité à donner aux équipes un cadre structurant leur permettant de travailler efficacement sur :

  • les valeurs,
  • le sens et la raison d’être,
  • la motivation et l’engagement, tout en maintenant un haut niveau d’exigence sur les objectifs business.

Aider les leaders à mieux comprendre et mobiliser la diversité des profils, des attentes et des modes de fonctionnement n’est pas un luxe : c’est une condition de la performance durable.

Travaillons plus intelligemment pour permettre à nos leaders de s’épanouir — et, ce faisant, à nos organisations de réussir.

 


Les leaders dotés d’une forte conscience de soi sont plus efficaces pour inspirer et motiver leurs équipes que ceux qui en manquent. C’est pourquoi nos programmes de leadership commencent par un travail approfondi sur la connaissance de soi : aider les leaders à identifier leurs zones d’excellence, leurs points de difficulté et les situations dans lesquelles ils fonctionnent sans réellement progresser.

Une fois cette prise de conscience établie, nous les accompagnons dans la compréhension des autres, afin de leur permettre de développer les talents, fédérer les équipes et piloter des organisations innovantes et agiles, capables de s’adapter à des environnements en constante évolution.

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